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La Douleur
La Douleur n'est pas une fatalité
La
douleur résulte d'un processus complexe impliquant des facteurs anatomiques,
neurologiques associés à des phénomènes émotionnels,
affectifs contrôlés par le cerveau qui peut jouer le rôle d'inhibiteur
diffus en libérant plus ou moins des endorphines ( neuro-médiateurs
qui bloquent la transmission de la douleur ).
Le
retentissement de la douleur dépend aussi de la personnalité du
sujet et est influencé par des contextes familiaux et psycho-sociaux.
La
douleur aigue est un signal d'alarme qu'il faut respecter.
La
douleur chronique peut devenir le symptôme essentiel à traiter et
se trouve déconnectée des causes initiales qui l'ont provoquée.
Les zones du cerveau activées par la douleur chronique ont un fort impact
émotionnel.
La
sensibilité n'est pas la douleur.
La
plasticité neuronale : la transmission de signaux douloureux peut induire
des modifications fonctionnelles et structurelles sur les processus cérébraux
impliqués.
Une douleur
durable peut entraîner des modifications non réversibles sauf une
action thérapeutique.
Une douleur chronique peut être évitée si la douleur aigue de départ est traitée suffisamment tôt et efficacement.
Il
ne sert à rien de vouloir résister à la douleur.
Tout phénomène
douloureux est associé à une contracture musculaire
plus ou moins localisée. La contracture musculaire doit être traitée
précocement pour lutter contre le processus de chronicité. Une contracture
musculaire peut durer toute une vie ( même quand les conditions initiales
qui l'ont provoquée ont disparu ) sans intervention thérapeutique
spécifique
La répétition
d'épisodes aigus de blocages mécaniques ou d'irritations radiculaires
fréquentes rend les structures plus sensibles. Une irritation mécanique
minime entraînera alors plus facilement une réponse douloureuse.
Rôle du stress : toute émotion ou affect est associée à un état d'hypervigilance qui présente une composante d'augmentation du tonus musculaire dans ses manifestations. L'augmentation du tonus sur un terrain déjà fragilisé va favoriser l'apparition des douleurs. Le stress n'en sera pas vraiment la cause mais un facteur favorisant. A l'interrogatoire on s'aperçoit que le patient présente les mêmes phénomènes douloureux en l'absence de stress. Il faut aussi penser au stress mécanique ( fatigue , répétition de gestes, postures maintenues longtemps sans bouger )
Quand
la douleur transforme le cerveau
Les personnes atteintes de
douleurs chroniques souffrent souvent de troubles associés : dépression,
anxiété, perte du sommeil. Ces symptômes reflètent
un remodelage des connexions neuronales lié à une stimulation permanente
du cerveau.
Image des zones activées en cas de douleurs chroniques
.
La douleur est une expérience physique et émotionnelle désagréable
qui peut devenir insupportable surtout quand elle perdure. C'est le cas des douleurs
chroniques, celles qui se prolongent au-delà de trois mois, présentes
dans des pathologies aussi diverses que les rhumatismes, les cancers ou les maladies
auto-immunes. Les personnes qui en souffrent ressentent ce tourment à longueur
de journée et ne sont que très partiellement soulagées par
les traitements classiques. Plusieurs autres désagréments sont souvent
associés à cette souffrance : dépression, troubles de sommeil,
apathie, anxiété
Jusqu'à présent les algologues, les spécialistes de la douleur, pensaient que ces troubles étaient liés à la psychologie de la personne qui a force d'avoir mal finissait par déprimer et se replier sur soi. Des chercheurs de la Feinberg School of Medicine (Université de Chicago) ont prouvé, pour la première fois, que ces symptômes ne sont pas directement liés à la sensation de douleur mais résulte bien d'un dysfonctionnement organique du cerveau.
Ils ont constaté, à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle et du scanner, que dans un cerveau sain toutes les régions étaient en équilibre : lorsqu'une zone est activée, les autres sont mises au repos. Mais chez les personnes atteintes de douleurs chroniques, une région du cortex frontale, associée aux émotions, ne se " tait jamais ". Cette expression ininterrompue peut créer des lésions cérébrales permanentes. En effet, les neurones ne pouvant soutenir cette activité permanente semblent remodeler leurs connexions et certains sont même détruits dans ce processus.
Selon les auteurs de l'étude, publiée dans le Journal of Neurosciences, ce " recablage " est à l'origine des troubles associés car c'est l'ensemble de l'équilibre cérébral qui est perturbé. Ces conclusions démontrent qu'il est essentiel d'étudier de nouvelles approches pour traiter les patients, non seulement pour contrôler leur douleur mais aussi pour évaluer et prévenir les dysfonctionnements qui peuvent être générés dans le cerveau par la douleur chronique.
Joël IGNASSE
Sciences
et Avenir.com
LE PHENOMENE DOULOUREUX
SON
INTERPRETATION CORRECTE EN OSTEOPATHIE
==============:=========================
- Le diagnostic ostéopathique repose sur divers éléments
dont notamment la douleur.
- Quand cette douleur est présente, il faut l'interpréter correctement. Cela est absolument nécessaire car seul un diagnostic très précis permet d'envisager une thérapeutique adéquate (technique et tactique ...) - ou de laisser ce soin à d'autres (chirurgie, chimiothérapie...) - et un pronostic.
- L'interprétation
correcte d'une douleur nécessite 2 choses fondamentales .pour un ostéopathe:
. une connaissance très étendue de "l'anatomie vivante"
(dans l'espace et le temps...) car n'importe quelle structure peut être
responsable de la douleur (ne pas s'obnubiler sur la seule vertèbre ou
la seule sacro
iliaque) et cela dans un contexte bio-mécanique et neuro-physiologique.
(. un esprit totalement libre vis-à-vis des dogmes officiels ou non.)
- Bien entendu, les autres éléments - par exemple la radio (étude
des FORMES, des POSITIONS, des TRAMES) - ne sont pas négligés et
bien au contraire. Mais en ce qui concerne notamment .la radio, cela est surtout
utile sur le plan des contre-indications absolues ou relatives. Il en est de même
pour d'autres examens, mais dans la mesure où ils sont vraiment utiles
car nombre de ceux-ci ne le sont pas (commerce...) et - au contraire - perturbent
le patient (et la bourse de la communauté...).
- Restons-en maintenant à la douleur.
Une petite précaution en passant... Tenir compte
- mais juste ce qu'il faut - d'un seuil très bas de sensibilité
chez certains patients_ (pas forcément de type hystériforme...).
-Une autre : Ne pas croire que la seule palpation- un des atouts maîtres
de l'ostéopathie - soit suffisante {l'esprit clinique exige d'autres atouts...).
-Et encore une autre ...
Ne pas être pressé... Prendre son
temps même si ce n'est pas de l'argent...
- Autrement dit, il faut
absolument éviter les principales limites suivantes:
. la fracture
d'un os fragilisé,
. la rupture tendineuse, ligamentaire, vasculaire...,
. la compression médullaire, radiculaire, tronculaire, vasculaire, . l'état
de choc,
. l'irritation,généralisée (inflammation aseptique),
. la dissémination infectieuse.
- N'importe quelle structure peut être douloureuse dès l'instant qu'elle possède en son sein des terminaisons sensitives, terminaisons libres et des nocicepteurs . N'importe laquelle de ces dernières peut faire l'affaire... . C'est aussi un problème quantitatif d'arrivées au niveau de la corne postérieure médullaire (phénomène de convergence), puis de choix dans les voies blanches médullaires (envahissement du faisceau de DEJERINE thermo-algique) et enfin d'interprétation thalamo-corticale ++ - Allodynie .
- Mais il y a des structures - notamment viscérales - dont la "plainte" ne peut être ressentie qu'à cause des structures de voisinage (par exemple par les séreuses selon la théorie-de LENNANDER) ou encore grâce à une demi-erreur corticale (théorie de HEAD où le cortex "rapporte". à la périphérie ce qu'il croit en provenir... alors que le myélomère n'est "mobilisé!! que par des afférences qui, normalement, ne vont pas "en conscience").
- Le problème des "douleurs rapportées" est très important - non seulement en ce qui concerne le doma1ne viscéral - mais aussi pour le domaine pariétal, somatique.
- Un exemple: sans pour autant qu'il y ait une vraie radiculalgie (atteinte directe d'un tronc nerveux) ou une vraie douleur rapportée, un myélomère irrité - soit par une cause locale vertébrale, soit par une cause viscérale dont les influx arrivent audit myélomère - provoque (dans le domaine pariétal . qui va surtout nous intéresser dorénavant) 3 grandes catégories de phénomènes:
. un abaissement du seuil
de sensibilité,
. une augmentation des potentiels d'action dans les
muscles, . la même chose pour les vaisseaux pariétaux.
1Si
cela persévère - phénomène itératif par addition
des stimuli - nous pouvons aboutir à des signes plus importants (subjectifs
et objectifs) à la périphérie, à une aire quelconque.
Mais, il peut aussi se produire - sur ce mauvais terrain (musculaire, vasculaire,
sensible) - les effets de nouveaux agresseurs (efforts, chutes, influences climatiques
...). Ces nouveaux agresseurs pourraient rester sans effet si le terrain était
normal.
- Un exemple concret: celui d'un élément tendino-musculaire
de l'épaule. Un état de contraction permanente (préambule
de la contracture) ne manque pas de modifier la mécanique locale et la
physiologie de voisinage sur tous les plans.
- C'est à dire que - s'il
n'est pas toujours facile de reconnaître le point de départ (la "cause
primaire") - il faut au moins classer par ordre d'importance. Pans l'exemple
précédent - douleurs de l'épaule - il faut savoir où
traiter d'abord:
. à la colonne vertébrale,. ou l'épaule
même.
- Le mieux est sans doute de s'occuper des deux....
L'ANALYSE
DU PHENOMENE DOULOUREUX - Il faut considérer:
. la topographie,
. le moment d'apparition,
. les signes accompagnateurs,
. le rôle
des mouvements passifs, ( articulations , capsules ligts )
. le rôle
des mouvements actifs,( role des muscles )
.Le rôle des mouvements répétés
( aggravent ou bien diminuent ou ne changent pas les douleurs)
. le rôle
du "moment de mouvement", ( arc douloureux ).
. le rôle de
la traction,
. le rôle de la pression.
LA TOPOGRAPHIE
- La
douleur peut être ressentie:
A) LOCALEMENT (la douleur topique)
B) A DISTANCE (referred pain)
A) LOCALEMENT:
Il peut s'agir:
.Il d'une
atteinte du revêtement cutané et sous-cutané; d'une atteinte
articu1o-musculaire superficielle;
d'une atteinte articulo-musculaire profonde.
'
NOTA: en ce qui concerne le système articulaire, il est bon de noter
que, si l'atteinte superficielle r reste bien localisée, l'atteinte profonde,
elle, se transmet quelque peu à distance.
Exemples:
aire acromio-claviculaire
atteinte en superficie = douleur locale;
aire acromio-clavicu1aire atteinte
en profondeur = irradiation ou projection au 1/3 supérieur du bras (dermatome
C 5) ;
aire sacro-iliaque atteinte en superficie = douleur locale;
aire
sacro-iliaque atteinte en profondeur dans sa partie supérieure = projection
face externe cuisse;
aire sacro-i1iaque atteinte en profondeur dans sa partie
inférieure = projection face postérieure cuisse;
. aire du ligament
ilio-1ombaire ; son atteinte = (souvent) projection à l'aine (ce ligament
est innervé par L2)
Toutefois, toute atteinte intense peut irradier
à distance. C'est le cas des ligaments (très innervés) ou
des structures très proches soit d'un tronc nerveux, soit d'une racine
médullaire, soit de la moëlle elle-même.
Par rapport à
une racine ou à un tronc nerveuxr plus le voisinage sera proche et plus
L'irradiation sera "pure" topographiquement. Mais si la distance s'éloigne,
il semblé qu'on se rapproche des conditions de la douleur rapportée
(ici, c'est un trajet qui est rapporté).
Un dernier mot pour finir
ce nota. Plus l'atteinte est superficielle, et plus l'irradiation ou la projection
à distance devient impossible. Elle est impossible pour la peau, possible
pour les structures directement sous-jacentes et quasi-obligatoire pour les structures
profondes (quelques exceptions pourtant pour l'os en cas de fracture).
Explication: une énorme partie du cortex est chargée de la précision en ce qui concerne la sensibilité de la peau; ce premier système d'alerte. Or, le cortex pariétal (surtout) reçoit lien direct" - et en très grande quantité de la peau. Il en est de même - ou presque - des structures les plus sous-jacentes (ligamentaires, musculaires...) d'une atteinte ostéo-périostée.
B_) A DISTANCE
Vous pouvez
voir que nous avons été obligés de faire "déborder
le local"...
Généralement, et mises à part les douleurs
radiculaires ou tronculaires, on entend par douleur à distance ce qui est
ressenti au niveau de la peau (dermatomes). En fait, il faut noter la différence
entre la douleur projetée. A distance et la douleur irradiée suivant
un trajet réel nerveux ou "copié" sur ledit nerf.
-
Dans le cadre des douleurs à distance, nous allons donc entendre ce qui
est nettement projeté au loin ... alors que dans les exemples précédents
(atteinte articulaire profonde), nous étions dans le voisinage.
- N'importe
quelle structure profonde ou relativement profonde peut transmettre son atteinte
d'une façon dis tale par l'intermédiaire du segment médullaire
intéressé (myélomère).
- Le problème est
donc de retrouver la structure responsable.
- Il ne faut pas attribuer aux
vertèbres ce qui revient aux viscères - et verse - . Si l'aire vertébrale
est intéressée, il faut savoir de quelle structure il s'agit (disque,
hernie discale, capsule articulaire, ligaments, muscles ,dure-mère rachidienne).
-
Les douleurs à distance peuvent évoluer et ne pas sembler suivre
les lois métamériques. C'est notamment le cas de celles qui sont
dues à une atteinte de la dure-mère rachidienne (par hernie discale,
tumeur ...).
Exemples :
. douleurs inter-scapulaires ou même frontales,
pectorales par compression de la dure-mère cervicale ( Myélopathie
) (douleurs pouvant apparaître en plusieurs endroits simultanément)
;
- douleurs horizontales ou même verticales situées au thorax
ou à la région dorsale par compression de la dure-mère dorsale
(elles peuvent être provoquées par la respiration profonde ou la
flexion de la tête, ce qui s'explique par la remontée sur plusieurs
cms de la dure-mère qui ainsi frotte au niveau causal) ;
. douleurs
pouvant faire croire à une affection génitale ou intestinale par
compression de la dure-mère lombaire.
- Il faut donc tenir compte
du volume et de la mobilité de la cause... qui peuvent influer sur _p1usieurs,
dermatomes ou passer de l'un à l'autre ... C'est notamment souvent le cas
des hernies discales. Souvent, au début, il est difficile de s'y retrouver
à cause de "l'é1argissement" de la douleur (et de l'impossibilité
de pratiquer les tests stato-cinétiques à cause de la raideur généralisée
ou la palpation des "points aigus" si tout est ultra-sensible).
.
Ce n'est alors que dans un 2ème temps qu'on pourra localiser l'endroit
d'une part, et d'autre part, la douleur se précisera souvent d'elle-même
(passage à un membre par exemple - périphérisation ). .
.
- Indépendamment du volume et de la mobilité de la cause,
il faut donc aussi compter avec l'intensité et la brutalité qui
font diffuser les phénomènes douloureux suivant l'une des lois de
PFLUGER (exemple d'atteintes cardiaques qui diffusent au bras ou même à
la mâchoire). Comme exemple, nous pourrions encore citer les différentes
étapes de la migration d'un calcul qui entraîne des variations douloureuses
dans un même dermatome ou même en change.
- Enfin, n'oubliez pas
qu'un "mauvais traitement" peut aussi modifier'(en mal...) la cause.
Par exemple, transformer une simple lombalgie en une radiculalgie... y penser
....
- Le volume et la mobilité de la cause peuvent aussi donner
des douleurs bilatérales. C'est le cas des grosses hernies discales qui
donnent une radiculalgie double en passant d'un côté à l'autre.
Ce peut être aussi le cas d'un spondylolysthésis.
-. Mais cette
douleur bi-latérale peut aussi être le fait de compensations articulaires,
de tiraillements ligamentaires côté convexe, de tractions musculaires
rééquilibrantes.(dou1eurs musculaires propres et douleurs périostées).
Dans ces divers cas, la bi-latéralité n'est pas symétrique
(la bi-latéralité symétrique est grave...).l
- Les
douleurs peuvent être continuelles (à peine interrompues par la "fatigue
" des synapses), inchangées par les positions. C'est le cas de nombre
de cancers. Ce type de douleurs peut même s'aggraver, s'étendre -
sans même parler des métastases - si la tumeur continue de "profiter"
(distension progressivement croissante, mais assez rapide pour empêcher
l'accoutumance par abaissement des seuils) .
- C'est dans ce dernier cas (où
les identiques = toute extension douloureuse) où il devient de plus en
plus nécessaire de parfaire l'examen neurologique. Il faut voir par exemple
les réflexes (suppression ou apparition d'un syndrôme pyramidal)_
apparition d'hypo-esthésie_ de parésie _..
LE MOMENT D'APPARITION
-
Ce n'est pas toujours facile d'analyser ce qui se passe durant les 2 phases du
cycle nycthéméral.
- Les douleurs nocturnes font penser à
l'influence des stases vasculaires (d'ailleurs le mouvement, après la phase
difficile du "dérouillage matinal",est bénéfique).
-Mais
il n'est pas "bon" de dormir couché sur une épaule dont
le sus-épineux est altéré.
- Dans les douleurs du "bas
du dos, la nuit calme les douleurs par hernie discale le plus souvent (sinon mauvais
pronostic et traitement médical nécessaire ). Mais elle peut, au
contraire, aggraver celles qui proviennent de tiraillements sacro-iliaques ou
lombaires. L'absence de pesanteur peut supprimer la pression centrifuge d'une
hernie discale mais au contraire, augmenter une traction ligamentaire.
-
Mais la marche peut aussi aggraver la douleur par hernie discale comme, au contraire,
elle peut la soulager (en réduisant la stase qui ajoute à la compression,
et modifie les pressions intra-discales ). Tout dépend d'un tas de facteurs
...
- La marche augmentera la douleur due à une coxarthrose (trop de
pression) ou à une artériopathie des membres inférieurs (claudication
intermittente des artères poplitées, iliaque ).
- Pour la dite
coxarthrose, la station debout sera encore plus pénible (et idem pour nombre
de problèmes vertébraux), car il n'y a pas de bonnes répartitions
des forces de pression et de traction dans l'espace et dans le temps. ( C'est
également vrai pour un spondylolysthésis_ une hernie discale, antérieure.)
- La position assise (surtout mal assise...) est encore plus agressive que
la station debout.( sauf pour le canal étroit lombaire ou la hernie antérieure
)..
- La douleur (souvent sourde) qui apparaît en fin de journée
est bien compréhensible : sur-pression (surtout s'il y a blocage), sur-traction
(surtout si articulation laxe), inflammation ...
- Il Y a aussi la douleur
qui apparaît à l'éternuement, la défécation,
etc...signe de la composante centrifuge discale rachidienne... ._ou augmente par
les efforts, la toux_ Elle est explicable par l'augmentation par la sur-pression
du liquide céphalo-rachidien en plus de la composante mécanique
- Quant aux douleurs apparaissant ou s'aggravant à la respiration, il faut penser à un problème de côtes, de costo,vertébrales.
LES SIGNES ACCOMPAGNATEURS
Douleurs avec faiblesse musculaire. Pensez à
ce qui peut gêner telle racine à son origine. Pensez aussi à
une névrite, parfois. Penser à un mauvais reconditionnement à
l'effort après un trauma ou une rachialgie qui s'est chronicisée
Douleurs avec fourmillements. Pensez toujours aux racines, mais aussi à
certains nerfs dans la traversée difficile de certaines régions
(canal carpien par exemple). Ce peut être encore le cas de certaines téno-synovites
ou encore de problèmes vasculaires (voir alors la coloration de la peau,
les divers pouls...).
LE ROLE DES MOUVEMENTS PASSIFS
- Ces mouvements
permettent de savoir si la douleur provient d'une structure non-contractile (ligament,
capsule...).
Toutefois, pensez que la limitation d'amplitude peut aussi provenir
d'une butée osseuse ou même d'une contracture réflexe.
LE ROLE DES MOUVEMENTS ACTIFS
Ceux libres faits par le patient lui-même,
et aussi ceux faits contre résistance.
- Le mouvement fa1t par le patient
lui-même (et également le mouvement passif que vous imprimez) permet
notamment d'apprécier 2 types de douleurs:
. l'un dû à
la sur-compression quand le mouvement va en direction de la "lésion"
(mais parfois, au contraire, ce mouvement soulage). La douleur apparaît
alors brutalement.
. l'autre dû à la distension, à la
traction, quand le mouvement va en sens nverse de la lésion. La douleur
apparaît progressivement en général.
- Dans ce dernier
cas, on doit suspecter le muscle, car s'il s'agissait de la traction sur un ligament
lésé ou déjà sur-tendu, la douleur apparaîtrait
rapidement et serait plus vive.
- Une très bonne méthode. consiste
à analyser chaque élément tendino-musculaire par une contraction
isomêtrique (sans déplacements segmentaires) faite contre une résistance
du thérapeute. Dans cette méthode, les éléments non
contractiles ne sont pas mobilisés. Le meilleur exemple concerne l'épaule.
Mais la méthode intéresse bien d'autres articulations.
Il suffit
après d'exécuter un palper profond pour savoir si la douleur vient
du tendon ou du muscle.
Par contre, il n'est pas toujours facile de reconnaître si c'est le tendon ou le périoste qui est en cause (cas de l'épicondylite ou "tennis elbow").
LE ROLE DU "MOMENT DE MOUVEMENT"
-
C'est l'exemple classique du bras qui monte sans douleur durant le 1er temps de
l'abduction, puis qui souffre au moment du rapprochement du massif trochitérien
contre l'acromion (cas d'une bursite sous-deltoidienne ou d'une téno-synovite
du sus-épineux) et enfin redevient indolore quand le bras a dépassé
le cap des 90°.
- Ce phénomène douloureux passager se retrouve
dans d'autres articulations: genou (corps libre intra-articulaire, fracture mériscale,
érosion cartilagineuse), hanche (usure cartilagineuse), vertèbre
(fragment de disque, de hernie discale...), etc...
LE ROLE DE LA TRACTION
-
On a déjà ébauché ce problème (comme celui
du rôle de la pression qui suivra).
- Ce peut être l'élongation
de n'importe quelle structure lésée ou "mal positionnée"
: ligaments (ilio-lombaire, latéral externe de la cheville...), capsules
(a portion rétractée d'une capsule comme dans le cas d'une "épaule
ge1ée"_)_muscles, tendons_ nerfs ...
- Cette élongation
peut favoriser une compression (ou l'augmenter) contre un plan dur ou toute autre
structure
C'est notamment l'exemple de la compression au moment du passage
d'un nerf dans son trou de conjugaison ou dans le canal rachidien
- Tout le
monde connaît le classique signe de LASEGUE (élévation du
membre inf.pour mobiliser le sciatique)encore celui de PATRICK ou O'CONNOR (flexion
de la jambe sur la cuisse, le patient étant sur le ventre afin d'explorer
L3 le crural) .
- Ce signe de LASEGUE peut aussi se trouver modifié
par une contracture du pyramidal (une rotation externe apparaît alors pour
éviter le pire...).
- Et citons au passage le signe contro-latéral
de MENNEL.
LE ROLE DE LA PRESSION
Il ne s'agit pas ici d'une pression
superficielle pour apprécier d'autres éléments que la douleur.
Il s'agit seulement de confirmer un diagnostic préalable en localisant
très exactement le lieu douloureux.
- Ce sera le tendon ou le muscle
dans le cas d'une épicondylite. Ce peut être aussi le ligament intervertébral
ou sacro-iliaque
- Gros intérêt aussi quand cette pression devient
le "signe de la sonnette"...
EN CONCLUSION:
Face à
une douleur située en un endroit X_ il faut savoir si elle est due:
. à une structure locale pariétale_
. à la colonne vertébrale,
. à un viscère.,
- Tous les "moyens non violents et
polluants" doivent être employés (et parfois les "violents"
si la clinique fait suspecter quelque chose de grave).