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OSTEOPATHIE -POSTUROLOGIE-THERAPIES MANUELLES

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Ce contenu est l'expression de mon expérience de praticien validée ou non par des références d'autres auteurs.

Qu'est ce qu'une colonne vertébrale lombaire normale
- Absence de douleur lorsque je suis au repos dans la journée et la nuit
- Debout , Je touche le sol avec le bout des doigts en gardant les genoux tendus, sans douleur lombaire même si je sens une tension dans les muscles postérieurs des cuisses
- Debout, Je me penche vers l'arrière le plus loin possible sans douleur lombaire
- Debout, je me penche sur le coté droit et le coté gauche sans douleur

- En position allongée je peux m'assoeir sans douleur et sans uitliser un appui sur mes mains

Comment puis je évaluer les facteurs de risques de développer une souffrance lombaire ?

Facteurs physiques :
- Force musculaire des muscles paravertébraux : si la force musculaire est insuffisante, vous augmentez le risque de souffrance
- Force musculaire des muscles abdominaux : si la force musculaire est insuffisante, vous augmentez le risque de souffrance
- Force musculaire des quadriceps : 30 accroupissements en 45 secondes - Si vous n'y arrivez pas , vos muscles des jambes sont trop faibles et vous surchargez votre dos ou votre résistance à l'effort est insuffisante.
- Amplitude de mouvement : flexion - extension - inflexion latérale -Un mouvement limité entrainera une contrainte mécanique asymètrique qui augment le risque

Facteurs posturaux dans la vie domestique ou professionnelle ou de loisirs :

- Posture debout :
1 - Suis-je capable de provoquer un relâchement complet des muscles paravertébraux en modifiant ma posture. Si oui, vous éliminez un risque de tension musculaire permanente
2 - Lorsque je reste en appui sur une jambe, Y a-t-il une détente de mes muscles paravertébraux du coté de l'appui unipodal ? .Si oui, vous éliminez un risque de tension musculaire anormale
3 - Quand je marche dans la rue , est ce que je regarde toujours le sol ? Si oui, vous aggravez les contraintes mécaniques sur votre colonne vertébrale.

- Posture assise :
1 - Combien de temps suis-je assis sans me lever de mon siège ? Au dela d'une heure, vous surchargez votre colonne vertébrale
2 - Combien de temps suis assis dans une journée ? toute la journée de travail augmente significativement le risque de lombalgie, si je ne surveille pas ma position assise.
3 - Quand je suis assis je me redresse fréquemment pour garder une cambrure lombaire ? Si oui, vous ménagez votre colonne

Facteurs psychiques :
- Je suis insatisfait dans ma vie professionnelle
- Je suis insatisfait dans ma vie affective
- J'ai peur de l'avenir
- Je souffre d'insomnie
- Je me sens souvent angoissé
- J'ai l'impression d'avoir mal partout

Ces facteurs sont significativement retrouvés chez les lombalgiques chroniques

Mes croyances :
- Il est normal d'avoir mal au dos
- Je ne peux rien changer à mes habitudes pour avoir moins mal
- La diminution de ma souffrance lombaire ne dépend pas de moi
- Je ne pourrais pas changer mes postures habituelles depuis le temps que je me tiens comme ça.

Toutes ces affirmations sont significativement énoncées par les lombalgiques chroniques et sont autant d'obstacles au changement et à la guérison des symptomes.

 

Les lombalgies

La pratique ostéopathique et toute pratique manuelle sur la colonne vertébrale ne concerne que les lombalgies ou douleurs vertébrales d'origine mécanique ou dégénérative à l'exclusion des étiologies infectieuses, métaboliques , inflammatoires, malignes, traumatiques fracturaires ou tassements, ou symptomatiques.

Lorsque n'existe aucun symptôme douloureux on peut faire ce que l'on veut en termes d'activité physique , sportive, et mauvaises postures mais dès qu'apparaît un symptôme douloureux il est utile et nécessaire de prendre en considération ce symptôme en consultant et en envisageant de modifier certaines habitudes posturales

Ce qu'il faut savoir :

La lombalgie aiguë est définie par une douleur évoluant depuis moins de 3 mois et dont l'intensité est telle que l'activité quotidienne personnelle ou professionnelle ne peut être maintenue au même niveau.


La douleur lombaire n'est pas une fatalité.

Le patient est son meilleur thérapeute.

Dans la douleur chronique ou récurrente il faut s'attaquer à la dimension cognitive de la douleur .

Dans la douleur chronique ou récurrente, il est nécessaire de prendre en compte l'ergonomie du quotidien : le poste de travail, l'ergonomie domestique et la gestion des postures habituelles.

Plus la douleur est permanente avec persistance nocturne, plus il est nécessaire de la combattre avec des médicaments appropriés (antidouleurs, anti-inflammatoires, décontracturants) et parfois avec l'aide d'une ceinture lombaire.

Toute douleur lombaire récurrente doit être examinée sous l'angle des troubles de l'équilibre postural en terme de déficience proprioceptive ou de dysfonction sensorielle. Cela concerne la Posturologie.

Pour que les contraintes mécaniques qui s'exercent sur la colonne lombaire soient les plus harmonieuses et physiologiques , il faut que la ligne centrale de gravité (verticale virtuelle qui passe par le centre de gravité) passe en arrière des articulations coxo-fémorales.

Les manipulations vertébrales ne sont pas le seul traitement possible et indiqué dans l'éventail des pathologies lombaires. Elles sont susceptibles de contre-indications.

Rapports entre lombalgies et depression : selon l'âge du sujet la lombalgie est souvent sévère et handicapante quand il existe des symptômes dépressifs. Le plus souvent on retrouve des causes anatomo-pathologiques et mécaniques qui ne seront que prétexte à une somatisation prolongée favorisée par le trouble dépressif.

La fréquence des rachialgies est identique chez les travailleurs manuels et chez les travailleurs assis devant l'ordinateur


Combattre les idées reçues

La lordose lombaire ( cambrure lombaire) est responsable de la douleur lombaire : FAUX
Les courbures lombaires augmentent la résistance de la colonne vertébrale, la lordose lombaire protège les disques intervertébraux souvent à l'origine du mal de dos, des lombalgies , lumbagos et sciatiques.
Même dans les cas de hernies discales c'est le plus souvent la lordose lombaire qui permet la récupération et la guérison.
Seulement quelques cas (5%) nécessitent une diminution de la lordose.

 

Les abdominaux forts protègent la colonne lombaire : VRAI ET FAUX
1 - Vrai : Il est vrai qu'un effort de soulèvement ou de manutention à glotte fermée augmente la pression intra-abdominale, ce qui a pour effet d'absorber une partie de la charge ( 20 à 30% ) incombant à la colonne vertébrale. L'augmentation de la pression intra-abdominale nécessite la contraction de la sangle abdominale. Mais seul le muscle qui permet de rentrer le ventre est vraiment efficace (muscle abdominal transverse qui travaille en synergie avec les muscles profonds de la colonne vertébrale) à condition que la colonne lombaire soit en lordose physiologique.

2 - FAUX : La plupart des mouvements réalisés pour renforcer les abdominaux sont catastrophiques pour les disques intervertébraux et les articulations de la colonne vertébrale - (Méthode Pilates comprise).

 

Il est utile de faire des étirements de la colonne vertébrale : FAUX
La colonne vertébrale est composé de structures articulaires, capsulaires, ligamentaires, discales inextensibles. Le concept de muscles trop courts issue de l'approche Méziériste des années 1970 n'est pas valide même si à l'origine il présentait une idée novatrice comme concept global.
Les muscles sont trop courts par hypertonie ou contractures permanentes liées aux contraintes posturales douloureuses qu'ils subissent. L'étirement renforce les muscles le plus souvent et c'est au contraire la diminution des contraintes posturales et le raccourcissement musculaire passif qui les soulagent.

 

La natation est utile pour le mal de dos surtout sur le dos crawlé : FAUX
La natation est utile pour les patients qui ne peuvent faire d'exercices physiques contre la pesanteur. La natation leur permet alors de bouger avec un minimum de contraintes et les prépare à des exercice plus conséquents.
Si vous voulez faire de la natation pour le plaisir ou pour l'exercice, c'est parfait, et vous pouvez pratiquer toutes les nages mais ne faites pas de natation pour prévenir le mal de dos.
Si une nage vous fait mal, changer et consulter.

Faire de la gymnastique quotidienne est important pour les lombalgies ou le mal de dos : VRAI ET FAUX
La gymnastique quotidienne des magazines est le plus souvent catastrophique pour le mal de dos. Seul des mouvements adaptés sont utiles.
Mais ces mouvements adaptés réalisés régulièrement et quotidiennement ne doivent pas vous exonérer de la nécessité de modifier vos postures habituelles qui sont le plus souvent catastrophiques pour la colonne vertébrale.

 

Le faux mouvement est à l'origine du lumbago : VRAI ET FAUX
- Vrai si l'effort réalisé lors du faux mouvement est trop important et dépasse les limites physiologiques de résistance des muscles, disques ou articulations.
- Faux si le mouvement est un mouvement habituel simple sans charge ou avec une charge légère. Dans ce cas nous pouvons utiliser la métaphore de la goutte d'eau ( dos ) qui fait déborder le vase.
Ce sont les postures habituelles ou gestes quotidiens qui ont fragilisé le dos et le petit mouvement surajouté représente la goutte d'eau qui déclenche le lumbago.

Le port d'une ceinture lombaire est délétère pour la colonne vertébrale en empêchant les muscles de travailler : FAUX
C'est la douleur vertébrale aiguë chronique ou récurrente qui diminue la force musculaire en empêchant les muscles dorsaux de travailler efficacement et en modifiant les synergies musculaires lors des mouvements habituels.
Si la ceinture lombaire diminue la douleur et permet de reprendre une activité et de fournir des efforts, elle permet de renforcer les muscles dorsaux, d'enrichir le schéma corporel en se réappropriant la perception juste de sa colonne lombaire sans crainte ni inhibition.

 

Le lumbago ou lombalgie aiguë est provoqué par un déplacement de vertèbre ou de bassin : FAUX
Une vertèbre ne se déplace pas. La plupart des lumbagos ont une origine discale.
Certains lumbagos peuvent être assimilés à des mini-entorses des articulations postérieures de la colonne vertébrale et peuvent être rapidement soulagés par des manipulations appropriées qui provoquent souvent un petit craquement ou bruit articulaire.
Ce soulagement immédiat donne l'impression que quelque chose s'est replacé alors qu'il ne s'agit que d'un phénomène de décoaptation articulaire sans mouvement réel vertébral.

Le surpoids aggrave les douleurs par surpression mécanique : FAUX
Ce n'est pas la surpression mécanique qui est responsable des problèmes douloureux attribués au surpoids mais ces douleurs proviennent plus sûrement d'une sur-activité inflammatoire , par la production de substances agressives ( adipocytokynes) par la graisse au contact des articulations. L'amaigrissement provoquant la perte de ces amas graisseux près de l'articulation réduirait l'activité inflammatoire et diminuerait les douleurs.
D'où conseil aux obèses de bouger le plus possible, même de pratiquer des sports portants et pas seulement de la natation et du vélo.

A Méditer : Le plus souvent ce sont les stratégies ou mouvements que l'on utilise pour soulager la douleur qui l'entretiennent le plus sûrement.

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