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En cours d'élaboration




Digressions sur la marche :


La marche est le premier mode de déplacement du sujet,qui permet d'explorer son espace corporel et l'espace extra-corpore dans lequel il se meut. Il découvre ainsi ses possibilités autant que ses limites que lui renvoie en permanence l'environnement.


Dans ce registre de déplacement le pied et le regard lui donne le sens de l'espace ( qui n'existe pas en soi), soutenu par l'activité musculaire qui lui permet de tenir en équilibre et de se mouvoir.


Le premier objectif du bebe marcheur est bien de tenir en équilibre tout en se déplaçant et plus il acquiert la maitrise automatique de cet équilibre , plus son activité cognitivo-motrice se dirigera vers l'exploration de l'espace. Chaque nouvel environnement devient conscient ou inconscient une découverte-adaptation cognitivo-motrice et enrichit son répertoire moteur et cognitif.


La marche devient un outil de relation et d'échange si tant est que celui qui est en train de marcher reste présent à cet échange permanent.


La marche est présence à soi et au monde dans un rapport inverse. La marche comme sophrologie dynamique.


La marche est aussi un style, une singularité qui s'acquiert par insu mais qui peut se transformer, se modifier.


La marche du sujet préssé, flaneur, prudent, nonchalant, rêveur, penseur, chercheur, explorateur, fouineur, vaniteux, orgueilleux, colérique, timide, peureux, inquiet, sur de lui, pervers, obséquieux, malade, vieillissant, dans sa singularité se transforme et devient lisible à l'observateur.

Il est possible de modifier sa présence au monde en modifiant sa marche. Je le conseille par exercice simplement pour voir et explorer sa présence à soi.


Présence à soi c'est une attention dirigée vers la perception de ses sensations corporelles provenant de : peau (froid, chaud,  frottement des vétements, vent, les chausssures, le sol), les muscles et les articulations( jambes, bras ), la respiration, l'odeur, le regard,  sans interprétaion précise ni jugement d'aucune sorte, comme un état des lieux.


Cette présence est une ressource énergétique pour le système nerveux central qui a besoin des stimulations sensorielles comme carburant energétique au même titre que le glucose l'est pour le neurone.

L'activité cognitive est stimulé par l'activité physique et la marche est l'activité première qui ne nécessite aucun matériel ni environnement particulier pour s'exercer. Préférez les escaliers à l'escalateur ou aux ascenseurs, fuyez les tapis roulants, reculez l'échéance de la cohue du méro en marchant l'equivalent de 3 stations. Evaluez la distance que vous parcourez en marchant trente minutes à partir de votre domicile, cet étalonnage vous étonnera.






Caractérisitiques de la marche humaine


La marche est le mode de déplacement durant lequel le sujet marcheur a toujours un pied en appui au sol, contrairement à la course où le sujet se trouve un instant en phase de suspension sans appui au sol.


La marche est un apprentissage qui s'adapte en permanence jusqu'à la fin de la vie de l'homme. Elle s'adapte aux évènements corporels et psychiques de la vie, elle exprime ainsi l'état cognitif et thyhmique de chacun d'entre nous.


Cet apprentissage se construit à partir d'automatismes sensori-moteurs, de contraintes bio-mécaniques spécifiques, baigné dans un univers culturel familial et sociétal qui colore la marche de chacun d'entre nous.


Personne ne se contente de son corps propre et cherche souvent à changer, même sa marche. Le praticien doit  repérer ces adaptations volontaires.


Chacun marche d'une manière singulière comme une signature qui l'identifie et lui donne une démarche unique reconnaissable  .


La marche s'initie toujours à partir d'une impulsion provenant d'un pied , se pousuit grâce à la stabilité et la qualité de propulsion du pied porteur, de la stabilité du bassin,  sous le contrôle de l'extrémité céphalique et/ou du regard . Le balancement des bras synchrone avec le pas permet la fluidité de la marche par croisement des ceintures scapulaire et pelvienne .



Mécanique de la marche dynamique -

La marche se décompose en cycle qui comprend une phase de double appui, puis une phase d'appui simple sur un pied et de balancement pour l'autre pied qui est en suspension ' phase oscillante ) et ne touche pas le sol.

 

Le premier pas débute par un déplacement du poids du corps vers le pied porteur, provoqué par une poussée latérale du pied opposé  qui quitte le sol par  déverouiilage du genou, flexion dorsale de la cheville et poussée des orteils.