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Les lombalgies

La pratique ostéopathique et toute pratique manuelle sur la colonne vertébrale ne concerne que les lombalgies ou douleurs vertébrales d'origine mécanique ou dégénérative à l'exclusion des étiologies infectieuses, métaboliques , inflammatoires, malignes, traumatiques fracturaires ou tassements, ou symptomatiques.

Lorsque n'existe aucun symptôme douloureux on peut faire ce que l'on veut en termes d'activité physique , sportive, et mauvaises postures mais dès qu'apparaît un symptôme douloureux il est utile et nécessaire de prendre en considération ce symptôme en consultant et en envisageant de modifier certaines habitudes posturales

Ce qu'il faut savoir :

La lombalgie aiguë est définie par une douleur évoluant depuis moins de 3 mois et dont l'intensité est telle que l'activité quotidienne personnelle ou professionnelle ne peut être maintenue au même niveau.


La douleur lombaire n'est pas une fatalité.

Le patient est son meilleur thérapeute.

Dans la douleur chronique ou récurrente il faut s'attaquer à la dimension cognitive de la douleur .

Dans la douleur chronique ou récurrente, il est nécessaire de prendre en compte l'ergonomie du quotidien : le poste de travail, l'ergonomie domestique et la gestion des postures habituelles.

Plus la douleur est permanente avec persistance nocturne, plus il est nécessaire de la combattre avec des médicaments appropriés (antidouleurs, anti-inflammatoires, décontracturants) et parfois avec l'aide d'une ceinture lombaire.

Toute douleur lombaire récurrente doit être examinée sous l'angle des troubles de l'équilibre postural en terme de déficience proprioceptive ou de dysfonction sensorielle. Cela concerne la Posturologie.

Pour que les contraintes mécaniques qui s'exercent sur la colonne lombaire soient les plus harmonieuses et physiologiques , il faut que la ligne centrale de gravité (verticale virtuelle qui passe par le centre de gravité) passe en arrière des articulations coxo-fémorales.

Les manipulations vertébrales ne sont pas le seul traitement possible et indiqué dans l'éventail des pathologies lombaires. Elles sont susceptibles de contre-indications.

Rapports entre lombalgies et depression : selon l'âge du sujet la lombalgie est souvent sévère et handicapante quand il existe des symptômes dépressifs. Le plus souvent on retrouve des causes anatomo-pathologiques et mécaniques qui ne seront que prétexte à une somatisation prolongée favorisée par le trouble dépressif.

La fréquence des rachialgies est identique chez les travailleurs manuels et chez les travailleurs assis devant l'ordinateur;

Application d’une approche transversale de l’appareil locomoteur au confort siège [ Date de parution : Vendredi 23 Juin 2006 ]

Résumé : Les risques de blessure lors du port de charge lourde sont bien connus. À l’inverse, la position assise, associée à la notion de repos et de confort, peut paraître sans danger. Cependant, la position assise peut engendrer des troubles musculosquelettiques. Des études récentes en biomécanique permettent de mieux comprendre les paramètres d’inconfort liés à la position assise. Les articulations du corps humain doivent respecter des positions physiologiques, permettant une posture musculairement économique. Les désordres musculosquelettiques ont pour origine une perturbation du tonus musculaire. Les contractions musculaires, qu’elles soient répétées ou constantes, même avec une amplitude faible, sont nocives. Le résultat est une douleur due aux spasmes du muscle. Si les courbures rachidiennes sont trop accentuées ou trop effacées en position assise, ou bien si les articulations du reste du corps sont dans une position trop éloignée de leur position neutre, des efforts et des contraintes trop importantes s’exercent sur les tissus articulaires. Ces contraintes seront à l’origine des informations  articulaires responsables de la modification anormale du tonus. Cepen-dant, une posture, même si elle est idéale, ne peut être maintenue durant un laps de temps trop long. Celle-ci va avoir des effets délétères sur le métabolisme des tissus articulaires et sur la fatigue musculaire. Une mobilité relative entre certaines parties du siège peut diminuer ces effets en favorisant une alternance de contraintes et de décontraintes sur les tissus articulaires. Il est nécessaire de poser la problématique du confort des sièges en prenant en compte la diversité morphologique des usagers et en y intégrant des contraintes biomécaniques et mécanobiologiques.

© 2006 Elsevier SAS. Tous droits réservés.


Auteur(s) : Jérôme Baucher , Pol Leborgne ,